Dimanche 31 août 2008 7 31 /08 /Août /2008 09:52

Dimanche 31 août 2008 – Nous passons la journée à pêcher dans le petit port d’Heta, quelques dizaines de kilomètres au sud de Mishima. Dans cette anse, en 1854, a été construit pour la première fois au Japon une frégate de type occidentale pour le compte d'une mission diplomatique russe dont le bateau avait coulé suite à un tsunami. Contrairement aux journées précédentes, il fait un temps radieux. La pêche est décevante : quelques maqueraux et sardines de petite taille, et un kasago (poisson-scorpion ?) que je ferai frire plus tard.



Alors que nous avions prévu de déguster sur place nos prises, faute de résultat, nous nous rabattons vers un restaurant spécialisé dans les poissons de mer profonde, toutes d’affreuses créatures à la morphologie improbable, mais dont la chair blanche est tendre et agréablement parfumée. Nous prenons un menu standard avec des tempura à point.



Cette journée agréable finit dans les embouteillages sur l’autoroute et sous des trombes d’eau à l’arrivée à Tokyo. Le déluge rend peine à croire le beau temps de la journée écoulée ; mais un coup de soleil d’un autre monde que j’ai attrapé sur les jambes se charge de me le rappeler. Il faut toujours mettre du sunscreen sur tout le corps et éviter les shorts quand on va à la pêche en plein été.

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Samedi 30 août 2008 6 30 /08 /Août /2008 02:49

Samedi 30 août 2008 – Weekend au vert sur la côte ouest de la péninsule d’Izu, à 1h30 en voiture de Tokyo. Nous commencons par le marché aux poissons de Numazu où nous prenons pour petit-déjeuner une tête de thon mijotée et délicieuse. Le marché propose toutes sortes de produits de la mer, dont l’apparence pas toujours ragoûteuse pourrait, le plus souvent à tort, décourager les moins aventureux.


Une ligne locale de train relie directement Mishima à la station thermale de Shûzenji en 30 minutes. Là, nous profitons d’un ashiyu gratuit – bain de pieds avec l’eau chaude naturelle – agréablement situé au milieu de la rivière. Comme dans toutes les villes d’onsen, il y a de nombreuses échoppes de « souvenirs » plus ou moins kitch, avec quelques spécialités locales ; ici le wasabi et un intéressant magasin de miel. Par contre, peu de commerces classiques et nous sommes obligés de nous faire arnaquer de 350 yen pour une misérable canette de bière Asahi par une vieille visiblement satisfaite de son forfait.



Retour vers Mishima, nous nous arrêtons en route à Nirayama, site d’un haut-fourneau invovant pour son époque - les années 1850 - construit pour rattrapper le retard technologique du Japon en matière d’armement militaire. La campagne alentour est couverte de rizières et de serres agricoles. Des légumes sont proposés à un prix défiant toute concurrence, exposés sur une table en l’absence du vendeur, avec un tronc et une simple inscription demandant d’y déposer la somme dûe.


Nous passons la soirée dans un izakaya de Mishima. La obasan qui nous sert est plus qu'énergétique, n’arrête pas de nous vanner et de nous faire passer des commandes – c’est son travail, elle le fait très bien, et nous n’avons pas à nous plaindre d’autant que la qualité des plats est très satisfaisante. Dans l’ensemble, les gens de cette ville apparaissent bien plus sociables et sympathiques que les tokyoites – comme on peut s’y attendre – et n’hésitent pas à m’adresser la parole. En sortant de la place, un vieux me demande d’où je viens. Il rit alors « Ah ! Sarkozy ! », ce à quoi je réponds « vous m’en voyez navré ».

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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 03:06

Mercredi 27 août 2008 – Suite à un léger dégat des eaux ayant affecté ma cuisine, je me vois forcé aujourd’hui d’utiliser un de mes précieux jours de congé pour assister aux travaux de réparation (remplacement du papier-peint du plafond et du revetement du plancher). Les deux ouvriers travaillent avec tact et ont placé des baches de protection dans la pièce adjascente alors qu’il n’y a aucune chance que la poussière arrive jusque la. La femme du propriétaire, qui habite dans le même immeuble, est descendue me saluer pour ma peine et me remet une envoloppe contenant des tickets-cadeau pour 12 bouteilles de bière Sapporo. L’attention – et le cadeau – me font plaisir.

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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 01:35

Dimanche 24 août 2008 – La possibilité de partir au hasard dans la ville en vélo pour tomber après quelques minutes sur un jardin au calme est un des plaisirs de Kyoto qui fait défaut à Tokyo. Aujourd'hui, promenade du côté de Tôdaiji, un quartier où je n'ai pas mis les pieds depuis au moins 5 ans, pour passer quelques minutes à contempler une mer de cailloux.

Le soir, le retour à Tokyo fut pénible : le shinkansen, dont on peut d'habitude louer l'extrème ponctualité, s'est retrouvé bloqué en chemin pour cause de trombes d'eau dans la région de Mishima. Explications et excuses répétées du personel à travers le haut-parleur lors de nos pauses longues et forcées à Nagoya, Toyohashi et Hamamatsu. Aucune agitation ni de plaintes de la part des passagers qui savent que ce qu'ils ont de mieux à faire est d'attendre calmement que les choses rentrent dans l'ordre. Au final, 5h de retard à l'arrivée à Shinagawa, queue monstreuse mais harmonieusement sinusoidale devant l'arrêt des taxis à 3h30 du matin, dormeurs à même le sol dispersés un peu partout dans la gare. Impossible de monter dans un taxi à cause de l'affluence, je choisis d'attendre jusqu'à 4h40 le départ du premier train qui me conduit à la maison pour une arrivée après 9h de trajet.

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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /Août /2008 01:11

Samedi 23 août 2008 – Les weekends à Kyoto comportent toujours une virée par l'un des nombreux restaurants ou bistrots francais de la ville. Cette fois, je me régale d'une andouillette et d’une cuisse d'oie aux lentilles dans un restaurant de Demachiyanagi décoré à l'alsacienne, avec estampes de Hansi et tout. Plus que ses nombreuses spécialités japonisantes communément admises, Kyoto est pour moi un concentré de cuisine internationale, de ramens, et de troquets bon marché que je fréquentais quand j'étais étudiant.

C'est la fête de Jizo-bon : les statuettes habituellement placées dans des châsses au bord des routes et aux quatre coins de la ville sont sorties et disposées sous une tente sur une estrade décorée. Après quelques incantations récitées par les enfants du quartier en compagnie des voisins, la statue est habillée d'un nouveau manteau, voire repeinte, puis replacée dans sa châsse.

 

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