Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /Août /2008 10:45
Vendredi 8 août – Toujours une chaleur accablante. Selon l'agence météorologique, aujourd'hui était officiellement le premier jour de grande chaleur de cette année au centre de Tokyo. On a pourtant l'impression que c'est le cas depuis bien longtemps.

Un tremblement de terre d
e magnitude 4.5, dont l'épicentre se trouve à une dizaine de kilomètres du boulot a brièvement fait vibrer les panneaux vitrés du bureau vers 13h. Sur l'échelle Japonaise, le tremblement a atteint ici le niveau 2, mais des quartiers proches ont été secoués au niveau 4, ce qui est assez simportant. La plupart des collègues n'a rien remarqué. Apparamment le séisme est resté sans conséquence.
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 10:45
Mercredi 6 août – Je découvre avec horreur que les plants de mitsuba que je cultive depuis un mois sur mon balcon et qui étaient si lents à pousser ont été décimés par une sorte d'horrible petite chenille verte qui se confond avec les branchages de la plante sur laquelle elle est bien accrochée. J'avais vu une fois à la télé que le meilleur moyen de la décrocher sans faire de mal à la plante est de brûler la bestiole avec un briquet.
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /Août /2008 10:44
Lundi 4 août – J’ai pris mon après-midi et j’en profite pour inviter des collègues à venir manger chez moi quelques-uns des maqueraux que j’ai pêchés il y a 2 semaines. Il fait très lourd, des éclairs flashent en permanence en altitude, mais la température ne baisse pas et les quelques gouttes qui tombent ne font que rajouter de l’humidité. Même la nuit, il n’a pas fait moins de 26 degrés depuis des semaines.
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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 10:43
Dimanche 3 auût – Je prends depuis Sangenjaya le petit train de la ligne Setagaya, qui me rappelle le petit train Eizen à Kyoto, jusqu'à Shimotakaido, l'autre terminus. Un collègue, ancien étudiant de l'université Nichidai qui se trouve là veut m'emmener dans un restaurant à poisson qu’il connaît. Comme il est encore trop tôt, nous nous promenons dans le quartier où il y a un nombre étrange de boutiques à spécialité du Kansai. Comme il fait trop chaud, nous nous posons d'abord dans un Beni-ton, chaîne de restaurant de brochettes de porc bien connue de nous.

Arrivés à notre destination principale, nous sommes assis à une grande table où sont déjà deux Japonais, l'un ayant l'air déjà bien excité. Il n'a pas manqué d'engager la conversation avec moi : non seulement il est de Fukuoka ce qui le rend moins timide qu'un Tokyoite, et la boisson a fini d'inhiber sa réserve. Il n'est pas méchant, mais un peu pénible. La fille qui l'accompagne est de bonne compagnie et n'arrête pas de rire. Nous partageons nos plats et on ne sait plus à qui appartient quoi sur la table. Eux partis, un autre couple qui nous faisait face qui en profite pour engager la conversation. J'avais remarqué qu'ils n'attendaient que ca. J'ai oublié la teneur de la conversation, je me souviens simplement que l'un deux a dit ne rien comprendre à Sarkozy, ce à quoi j'ai répondu que moi non plus.
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Samedi 2 août 2008 6 02 /08 /Août /2008 11:48

Samedi 2 août – Avec deux collègues nous allons nous régaler avec des anguilles du côté de Minami-Senju, dans la « ville basse » au nord d’Asakusa. Comme toujours depuis 3 semaines, il fait une chaleur moite infernale. Le restaurant ouvre à 11h30. Un des collègues s'y est collé pour faire la queue sous le soleil depuis 10h15 ; quand il arrive une quinzaine de personnes l’ont déjà précédé. Quand j’arrive vers 11h15, la queue fait le tour du pâté de maison et il doit bien y avoir plus d’une cinquantaine de clients transpirants faisant le piquet. Le second collègue arrive sur le fil au moment d’entrer : il a eu de la chance, pas question de le laisser rentrer plus tard vu la taille de la queue ; il nous est aussi demandé de passer toutes nos commandes du premier coup. L’affluence s'explique par la proximité du jour de l’anguille, et par la chaleur étouffante que les Japonais pensent combattre en consommant ce plat. Nous faisons partie du premier groupe de clients à entrer, les autres sont bons pour passer encore au moins une heure sous le soleil. Les plats qui nous sont servis sont à la hauteur de la réputation du lieu : anguille aigre-douce, shira-yaki (cuit sans la sauce), u-maki (en omelette), unajû (sur du riz nappé de sauce sucrée), en soupe claire avec du foie d'anguille ; mais aussi d'excellentes brochettes de poulet et des sashimi de carpe (très rare).


   
 
 

Nous traversons ensuite le quartier, sous la canicule qui n'arrange rien à sa désertification. Cette partie de la ville, proche de Yoshiwara, l'ancien quartier rouge, semble être en agonie perpétuelle. La plupart des devantures sont fermées, des bâtiments à l'architecture plus que démodée s’effritent, sur la facade de business hotels dont on ne sait pas si ils sont toujours en activité mais qui témoignent que cet endroit a dû prospérer à une certaine époque on voit d’antiques panneaux « équipé de TV couleur » . Nous nous rendons au café Bach, qui diffuse de la musique baroque et sert des variétés rares de café depuis 1968. Le serveur prépare avec application nos cafés du Kenya, d'Inde et de Colombie. Probablement le meilleur café que j'aie bu au Japon. Ici ?! Des habitués ont leur table réservée.

Nous passons par une galerie commercante vide et à l'activité quasi-nulle à l'entrée de laquelle des clochards s'abritent du soleil sous la verrière. L'un d'eux nous crie « faites gaffe que les pigeons ne vous chient pas dessus ».


 

Nous marchons jusqu'à Asakusa, où l'on retrouve de nombreux touristes et pièges à touristes, mais en passant par l'avenue Kappa-bashi, qui regorge de magasins d'artisans plus ou moins authentiques et où l'on peut tout trouver. Nous entrons dans un magasin d'ustensiles en cuivre – à la recherche d'un gobelet pour denki-bran, une boisson de type whisky coupé avec de l'eau gazeuse. Il n'y en a pas, mais nous discutons avec le propriétaire de plusieurs objets intéressants et réalisés avec art. Il nous dit que les gens n'achêtent plus des objets bien faits et se contentent de camelotte moins chère. Il a raison ; nous lui souhaitons bonne chance mais nous n'achetons rien non plus.

 

La chaleur commence à taper. Nous finissons la promenade en allant prendre une bière au sommet de l'immeuble Asahi, qui ressemble à une choppe mousseuse à côté de laquelle se trouve un bâtiment couronné d'une sorte de massive flamme en métal jaune, oeuvre de Philippe Strack, et que les Japonais surnomment « la crotte dorée ».

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